Association Fougères Environnement

Association Fougères Environnement Les Ateliers 9 rue des Frères Dévéria 35300 FOUGERES   E-mail : afe.fougeres@gmail.com

Des maîtres verriers italiens venant de Venise (DE BIDAGLIA associé aux BROSSARD et DE MEZANGE) sont venus de St Georges de Rouelley dans la Manche au XVIème siècle et ont développé cette industrie dans la forêt de Fougères. Une fabrique existe à Laignelet avant 1646.


Les verriers sont tous des nobles :

- soit de par leur naissance, et dans ce cas ils ne dérogent pas en exerçant cette activité car le travail est considéré comme un art, et non comme un métier,

- soit parce qu'ils sont anoblis de par leur activité. Ce moyen d'accès à la noblesse attire les quolibets de la noblesse de robe ou d'épée qui les regarde avec condescendance :

"Votre noblesse est mince

Car ce n'est pas d'un Prince,

Daphnis que vous sortez.

Gentilhomme de verre

Si vous tombez à terre

Adieu vos qualités..."  Poême satirique du Moyen Age


La technique de fabrication est alors rudimentaire : L'autorisation d'exploitation d'un lopin de forêt obtenue, un abri sommaire en bois et un petit four en terre réfractaire sont construits et, à l'aide de cannes à souffler, les objets de luxe sont réalisés au milieu même des bois. L'exploitation du lopin achevée, les verriers partent un peu plus loin, tels des nomades. En effet cette industrie, outre la silice utilisait la cendre de fougères riche en soude pour fabriquer le verre. Le bois servait à chauffer les fours. Le verre est obtenu par fusion de la silice aux environs de 1500 C°.


Ici la fusion était réalisée dans l'un des douze creusets du four. Une " bonne pâte " exigeait au moins une demi-journée de fusion. Le " cueilleur de verre " apporte la pâte au poseur, elle est retirée du four à l'aide de longues cannes et se refroidit progressivement, elle se travaille aux environs de 850 C°. Le recuit donne au verre le degré de résistance voulu. Les objets de forme sont soufflés dans des moules.


La cristallerie de Haute Bretagne à Fougères.  Elle fut prospère Au XIXème siècle, en particulier sous la direction du patron : M. Chupin qui était très paternaliste. Après la guerre 1914-18, des ouvriers mirent en place une section locale de la CFTC sous l’impulsion de l’abbé Bridel, vicaire de la paroisse Saint Léonard. A la suite du licenciement de la secrétaire du syndicat et d’une grève, les ouvriers montèrent une seconde verrerie qui surmonta la grande crise alors que celle de Laignelet fermait ses portes en 1934. Aujourd’hui, la production concerne les arts de la table, la verrerie traditionnelle et les flacons de parfumerie de luxe.

L'année 2005 a vu la fermeture définitive (?) de ce fleuron industriel.


http://www.odile-halbert.com/Metier/verrier.htm

(Site pour complément)






Activités autrefois  Les verriers